Embouteillage boulevard des allongés

Une pièce de Jean-Pierre Martinez

Le cimetière de Beaucon-le-Château affiche complet. Pour accueillir de nouveaux défunts, il faudrait procéder à une extension. Mais la propriétaire du parc adjacent refuse obstinément d’en céder la moindre parcelle. Pour remédier à cette situation d’urgence, le maire prend une mesure radicale : mourir sera désormais strictement interdit sur le territoire de la commune sous peine de poursuites…

Une comédie noire sur la mort et le pouvoir

Dans Boulevard des Allongés, Jean-Pierre Martinez imagine une situation aussi absurde que révélatrice : un maire interdit de mourir dans sa commune faute de place au cimetière. Cette comédie noire sur la mort transforme un problème administratif en satire politique jubilatoire.

L’argument, simple et percutant, sert de point de départ à une réflexion sur les dérives bureaucratiques, l’autorité municipale et l’illusion du contrôle politique sur l’inévitable.

Une satire politique contemporaine

Sous les apparences d’une farce funéraire, la pièce explore :

  • la gestion technocratique des crises
  • les stratégies électorales locales
  • la manipulation médiatique
  • les privilèges sociaux
  • les tensions entre écologie, urbanisme et intérêts privés

L’interdiction de mourir devient virale et transforme le maire en figure quasi messianique. La satire vise ici la fabrication du mythe politique à l’ère des réseaux sociaux et des fake news.